Assises nationales : Les ateliers préalables commencent demain

Les ateliers qui précédent les assises nationales commencent demain à 8 heures au palais du peuple, à l’hôtel Retaj, à l’hôtel Golden Tulip, à l’hôtel Karthala et probablement à l’hôtel La Grillade. Plus de 600 Comoriens venus des quatre îles vont débattre à base de contributions sous la surveillance des experts nationaux afin de dégager une synthèse des apports en vue de disposer d’un document cadre pour les assises prévues du 5 au 12 février 2018. Selon Saïd Larifou, il y aura au total, quinze ateliers pour les quinze thèmes qui composent les cinq axes des assises. Les travaux commencent ce samedi matin jusqu’au lundi soir.

 

C’était hier dans l’après-midi lors d’un point de presse organisé dans la salle de conférence du Comité de pilotage des assises nationales (Cpan), que le porte-parole de ladite institution a annoncé le début des ateliers préalables aux assises nationales demain matin.

 

Demain soir (ce soir, Ndlr) à l’hôtel Retaj, nous allons organiser la cérémonie officielle de l’ouverture des ateliers à raison de 55 participants par atelier sur les cinq grands axes et les quinze thèmes qui feront les assises nationales. Nous aurons donc quinze ateliers pour cinq sites que sont l’hôtel Retaj, le palais du peuple, le Golden Tulip d’Itsandra, l’hôtel Karthala et un autre qui devrait probablement être La Grillade, a révélé Saïd Larifou

 

avant d’informer que les participants aux ateliers devraient dépasser les six cents personnes.

Plus de 600 participants

En effet, “150 personnes sont attendues de Ndzuani et le dernier contingent de 40 personnes sera là demain matin (ce matin, Ndlr) au plus tard 9 heures. Les 60 participants retenus à Mwali sont déjà arrivés à Moroni. Il faut dire que deux avions assurent la navette. Pour Ngazidja, nous tablions sur 400 participants mais au rythme où vont les choses, ils dépasseront les 600 personnes”, a-t-il détaillé.

Avec cet engouement mis en valeur par “les enregistrements incessants, les appels et les demandes”, le Cpan, à en croire Saïd Larifou, a dû revoir l’organisation et a augmenté les sites devant abriter les ateliers. Notre interlocuteur a ajouté également que plusieurs personnes ont été retenues pour participer aux ateliers sauf qu’elles sont injoignables.

“Que chaque personne qui s’était souscrite à l’enregistrement se rapproche de nos services pour savoir si elle est retenue et connaitre le site auquel elle est rattachée pour une démarche préventive. A titre d’exemple, l’axe 1 aura quatre ateliers par conséquent, il faudra connaitre à l’avance dans quel atelier on a été enregistré”, a lancé le porte-parole du Cpan.

Les ateliers commenceront à partir de demain samedi de 8 heures précise à 18 heures et ce jusqu’à lundi soir. Les experts nationaux et leurs assistants remettront leurs travaux à tous les groupes, et assureront le bon déroulement avant d’en récupérer les synthèses pour les étudier en vue des assises proprement dites. Et le porte-parole, de poursuivre que

 

tous les participants désireux de prendre la parole et de contribuer, auront la possibilité de le faire. Heureusement, certaines personnes principalement des politiques sont revenues à la raison et prennent part pleinement à cet événement historique.

Saïd Larifou a tenu par ailleurs à souligner la différence entre les assises nationales, les différentes conférences et autres tables rondes à caractère national. Il annonce effectivement la tenue de deux autres ateliers indépendamment des quinze programmés.

“Les femmes comoriennes participent pleinement à la vie socio-économique du pays. Après les ateliers initiaux, elles auront leur atelier au palais du peuple pour apporter leurs contributions. Les notables, les Oulemas entre autres auront également un atelier au palais pour apporter leur part. Ils jouent un grand rôle dans la vie de tous les jours “, a-t-il confirmé.

Pour ce grand rendez-vous national, cinq axes déjà définis seront discutés. Il s’agit de la gouvernance politique, la consolidation nationale et l’édification de l’État, la gouvernance économique et financière, la gouvernance sociale et culturelle, la place des Comores dans le monde et enfin la question de l’île comorienne de Mayotte.

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